Portrait #1 - Marie-Laure Denis
Marie-Laure Denis, le choix d’un retour aux sources
Portrait d'une agricultrice ploeucoise
Installée depuis 2015 avec son compagnon Frédéric Ecobichon, Marie-Laure Denis a emprunté un chemin de vie qui ne la destinait pas, au départ, à reprendre l’exploitation familiale. Chargée de développement en agriculture, elle exerçait une activité bien différente tandis que son époux travaillait comme menuisier. C’est finalement en 2015 que le couple fait le choix de reprendre la ferme du Millet, exploitation des parents de Marie-Laure. Aujourd’hui, l’exploitation produit chaque année près de 900 tonnes de plants de pommes de terre, tout en assurant l’élevage de vaches laitières et de porcs en engraissement. Quatre variétés de pommes de terre y sont cultivées : deux sont destinées à l’exportation internationale vers des pays comme l’Égypte, la Jordanie, l’Argentine ou encore le Brésil, tandis que les deux autres sont davantage adaptées au marché européen. Les plants de pomme de terre sont principalement expédiés de mars à octobre.
La culture de la pomme de terre rythme le travail de la ferme du Millet, les saisons s’enchaînent sans laisser place à la monotonie. De la préparation des champs à la plantation, en passant par l’épuration des parcelles, la pulvérisation, l’arrachage et le conditionnement, chaque étape s’inscrit dans un cycle permanent qui mobilise toute l’exploitation.
Marie-Laure assure la gestion administrative de la ferme et s’occupe également des vaches et des cochons de l’exploitation. Les vaches laitières ont récemment été remarquées puisque leur production laitière est apparue dans le Top 50 du magazine laitier PLM. Engagée dans la Belle du Lié, la ferme a accueilli près de 15 000 personnes lors de la dernière fête de la pomme de terre, un travail colossal. Marie-Laure est aussi investie dans l’association et a participé à la première mobilité du projet Erasmus PLMT en Bulgarie. Une expérience enrichissante qui lui a permis de découvrir les différentes productions agricoles bulgares et d’échanger avec d’autres professionnels du secteur.
Marie-Laure n’a aucun regret d’avoir donner une nouvelle orientation à sa vie professionnelle. Cette installation lui a également permis d’être davantage présente auprès de ses enfants, un équilibre auquel elle attache une grande importance.